Lezinc / Discussions générales; CPGE prépa | Fiche de vocabulaire allemand: le corps humain par 10/04/2011 15:19 0 Réponses 979 Vus Dernier message par prepa-HEC.org 10/04/2011 15:19 Le zinc / Discussions générales; Le progrès technique est-il un progrès humain ? par LauRa » 13/03/2004 21:20 3 Réponses 11167 Vus LAction Catholique des Milieux Indépendants, l’ACI, a organisé sa rencontre nationale à Annecy cette fin de semaine. Trois jours de partage, de prières et de réflexion pour les 850 participants. Cetterévolution numérique qui nous rend plus humains. Alors que les innovations s’accélèrent à un rythme jamais vu, il est devenu de plus en plus difficile de prédire l’avenir. Sujet: Le travail nous rend-il plus humain ? Le travail provient du mot latin « tripalium » qui signifie instruments de torture, il est souvent associé à la souffrance et a l’obligation. Ainsi il peut être définit comme étant une transformation consciente de la nature qui a pour objectif de transformer l’homme en lui-même. Iln’est évidemment pas question de sonder le coefficient émotionnel individuel de chaque collaborateur et de récupérer des données émotionnelles de façon individuelle. Le dispositif ne recense que le coefficient émotionnel des équipes. C’est en ce sens que le projet entend rendre le travail collaboratif plus humain. Lautomatisation peut-elle rendre le travail plus humain ? Téléchargement . Automation Technology. Lundi 26 novembre 2018. L'impact futur de l'automatisation et de l'IA sur les entreprises et Emploi: Aims à Domfront, Orne • Recherche parmi 911.000+ offres d'emploi en cours • Rapide & Gratuit • Temps plein, temporaire et à temps partiel • Meilleurs employeurs à Domfront, Orne • Emploi: Aims - facile à trouver ! p9Vx. l'homme fut d'abord homo faber avant d'être homo sapiens, la technologie et l'outils sont le propre de l'hommesauf quelques exceptions l'homme est un être faible "naturellement" mais intelligent, ce qui a permit par l'usage d'outil de multiplier sa "puissance" d'action. la technologie n'est donc pas une révolution de l'homme comme homo sapiens, c'est sa "nature" usuelle, même les langues sont des outils de transmition, même le feu, et les pierre taillée. tout cela sont des technés, des outils. la révolution d'homo faberqui fabrique perdure donc chez l'homme... cite 2001 l'odyssée de l'espace et la première scène de ce film ou kubrik fait une hyperbole entre le premier outils et une fusée interplanétaire... essaye bie de montrer qu'il n'y a pas vraiment une révolution, mais une lente "évolution" dans l'usage des outils, et des moyens que l'humanité a crée, inventée tout au long de sa propre évolution a contrario, est-ce que l'on est esclave de nos technologies, peut-on imaginer l'homme sans la parole, sans le feu, sans tout les outils,les vetements qu'ils a inventé. cela est très dificile car la technoogie apporte un réel confort de vie. mais ce confort de vie à un cout soit il nous faut produire et conserver l'sage, l'apprentissage de ses outils. c'est un effort permanant, mais qui nous est indipensable pour pouvoir maintenir notre niveau de vie. l'homme est donc en quelques l'esclave de son propre bien être et tu peux citer alain souchaon dns full sentimental qui dit" que nous perdons notre vie a vouloir la gagner", soit il nous faut faire chaque jours des efforts pour pouvoir profiter de tout ce que les autres produise. nous somme l'esclave de nos désirs, de notre désir de vivre-mieux et bien, ce sont nos désirs qui nous pousse a agir pour avoir le droit d'user des savoirfaire d'autrui. c'est toute la pensée economiquequi régule tout cela, léconomie etant un "outils" logique, une methode permettant d'agir au mieux. ainsi, si nous sommes esclave de nous-même, nous le sommes aussi de tout les autres parceque rien de difficile à produre ne s'obtient sans donner une somme de travail equivalent en échange. la question est-donc peut-on être réellement l'esclave de soi-même, car suis-je contraint par quiconque d'agir pour mon propre bien. ainsi tu peu dire qu'en agissant pour ses propre désirs, et n'étant contraint que par ceux-ci, l'on ne saurait se dire esclave de soi-même, donc de l'ensemble des nécéssitées que nous désirons obtenir et que nous obtenons par un travail ou un effort. un peu comme de voir une pomme dans un arbre, allez chercher une echelle est un effort, mais suis-je l'esclave de l'echelle, non, de la pomme, non, seulement de mon désir de la pomme, mais suis en mesure de dire non a celui-ci.. oui, donc nul ne me contraignant, la souffrance que j'endure n'est que l'obligation que j'ai contracté avec moi-même. par là au final, nous ne somme pas vraiment l'esclave de nos technologie, mais bien plutôt de ce qu'elle nous permetent d'obtenir, soit ce que nous désirons. l'on remarqueras que si l'on peux dire non à nos caprices, il n'en pas de même pour nos besoins vitaux, l'air l'eau la nourriture, car nous ne pourrions pas vivre sans. c'est ainsi que l'on peux dire que si l'homme est esclave de ses echnologie il l'est d'abord de ses "besoins vitaux" qu'il ne controle pas et qui l'oblige a courrir a droite et à gauche et a user d'outils de technologie au qotidiens pour y pourvoir. allez bonne chance Ce texte est issue d’une intervention de Patrice Bride à un colloque organisé en mars 2018 par la Mission ouvrière. Il présente la démarche de la coopérative le travail qu’il s’agit de dire, la méthode choisie pour l’entendre et le mettre en textes, ce que nous en entendons au travers de nos récits, et enfin nos motivations à le faire dire. Notre coopérative Dire Le Travail a pour objet de mettre le travail en mots, en discussion, en textes. Mais quel est ce travail que nous prétendons dire ? Le terme doit être explicité il est polysémique, et chargé de représentations et de valeurs. Il est connoté parfois très positivement, dans le registre de la passion ou de la création, parfois très négativement, du côté de la souffrance ou de l’aliénation. Quel est ce travail que nous prétendons dire ? Soulignons d’abord notre souci de distinguer le travail de l’emploi. Un emploi désigne une occupation bornée dans le temps on embauche à 8 h le matin, on quitte son poste à 17 h le soir, et le reste du temps est autre chose des loisirs, du repos, de la vie privée, de la vie sociale. On recherche un emploi à l’issue de la scolarité, après l’insouciance de l’enfance, jusqu’à l’âge fatidique de la retraite, pour profiter enfin d’une vie sereine et paisible. L’emploi désigne une activité rémunérée, contractualisée. Le travail qu’il s’agit de dire » pour nous est à entendre dans un sens beaucoup plus large ce que l’on fait dans la vie », pour reprendre le titre de notre livre. C’est le travail qui occupe l’esprit parfois dès le réveil, et encore souvent bien après être rentré chez soi. C’est le travail dont on rêve dès l’enfance, ou encore le travail auquel on peut enfin se consacrer pendant sa retraite, quitte à ce qu’il soit bénévole. C’est le travail au sens de tout ce que l’on fait, bien au-delà de ce qu’on est censé faire à son poste, de ce qui est prévu dans le contrat avec l’employeur. Dans une expression ordinaire, on dit parfois que l’on travaille pour gagner sa vie ». Certes, au sens prosaïque pour obtenir un revenu, alimenter son compte en banque. Mais on dit aussi ne pas perdre sa vie à la gagner ». Il y a bien autre chose à gagner et à perdre au travail qu’un revenu. Le travail peut rendre la vie plus riche. Il peut même donner un sens à son existence, parce que l’on est fier de ce que l’on fait, parce que l’on se rend utile à d’autres. C’est, dans une première entrée, ce travail que nous ambitionnons de faire dire à nos interlocuteurs. Et ce n’est pas une lubie les personnes que nous rencontrons ont beaucoup de choses à nous dire dans ce registre. Elles acceptent avec bonne volonté, parfois même soulagement, d’évoquer ce qui les porte dans le travail un engagement personnel, une recherche d’accomplissement au travers d’une activité, l’envie et le besoin d’être utile aux autres. Ainsi, j’ai rencontré pour un entretien deux conducteurs de TGV. Tous les deux font le même métier, ont à peu près la même expérience de la conduite, et sont même fonctionnellement interchangeables si l’un est empêché de prendre son poste, il faut que l’autre puisse le remplacer au pied levé, d’une façon transparente pour leurs collègues comme pour les passagers. Je prenais donc le risque qu’ils me racontent la même histoire. Mais ce sont bien deux personnes différentes que j’ai interviewées, qui ont certes les mêmes tâches à effectuer, mais qui en fait ne font pas la même chose dans leur vie ». Ces deux conducteurs n’ont pas les mêmes préoccupations, les mêmes priorités, les mêmes satisfactions à leur travail. Il ne s’agit bien sûr pas de les opposer ou de donner raison à l’un ou à l’autre, mais de prendre la mesure de la diversité des rapports singuliers que chacun entretient avec le travail. Il y a donc bien de quoi constituer des récits. Mais si nous nous intéressons tant au travail, ce n’est pas seulement pour saisir dans nos textes ces engagements subjectifs. On travaille pour soi, sur soi, mais on travaille aussi pour les autres, avec les autres. Le travail est aussi une activité sociale. Un travail inutile est insupportable ainsi d’un vigile de nuit dans un immeuble de bureaux sous alarme, qui sait qu’il n’est là que parce que sa présence est requise par le contrat d’assurance. Il n’avait rien à faire, et il n’en pouvait plus de ne rien faire. Si travailler donne une existence sociale, c’est par la contribution que l’on apporte à une œuvre commune, au fonctionnement du monde. C’est bien pour cela que nos récits peuvent toucher le lecteur ce sont des rencontres, avec des personnes que l’on côtoie dans la société, mais aussi des personnes qui agissent sur nous parce qu’elles conduisent les trains, parce qu’elles nous protègent, nous soignent, nous alimentent, nous cultivent. Comment nous y prenons-nous pour faire dire ce travail ? Le projet initial de la coopérative était d’ouvrir un espace d’expression, mais plutôt dans l’idée de laisser la plume aux travailleurs. Nous avions la conviction, généreuse, mais peut-être un peu naïve, que, dans notre société fortement scolarisée, l’immense majorité des travailleurs maitrisent suffisamment l’écrit pour être en mesure de dire leur travail, pourvu qu’on le leur propose, pourvu qu’on les accompagne dans la démarche. Pas si simple… Un entretien préalable, pour être dégagé de la charge du passage à l’écrit, a montré tout son intérêt en évoquant d’abord ce qu’il y a à dire, pour réfléchir ensuite à la meilleure manière de le mettre par écrit. Et puis, chemin faisant, nouvelle découverte un entretien sur le travail ne consiste pas à communiquer à son interlocuteur quelque chose qui serait déjà présent à l’esprit, dont il y aurait juste à rendre compte en le mettant en mots. L’entretien est une interaction entre celui qui s’exprime et celui qui l’amène à s’exprimer, orientée vers un projet commun, en l’occurrence préparer une publication. Une belle analogie conduire un entretien, puis le mettre en récit, c’est comme prendre une photographie. La personne photographiée accepte de se montrer, choisit ce qu’elle veut montrer d’elle, quitte à découvrir que ce qu’elle montre n’est pas ce qu’elle croyait. Le photographe ne se contente pas de capter un morceau de réel, parce qu’il a son regard, ses choix esthétiques. Il met de lui dans la photographie autant que son sujet. Deux photographes ne feront pas le même portrait d’une personne. Au final, c’est bien sûr la personne photographiée qui a droit de regard sur la publication de l’image ; mais il a fallu le travail du photographe pour que le portrait attire l’attention du spectateur, l’interpelle, lui parle. De la même manière, deux collecteurs de notre coopérative ne conduiront pas le même entretien, ne produiront pas le même récit. Dans notre méthodologie, c’est bien sûr celui qui a raconté son travail qui a le dernier mot sur le texte. Mais le travail du rédacteur est indispensable pour mettre en valeur ce qu’il a fait dire de l’activité de son interlocuteur, le porter aux lecteurs qui en sont les destinataires. Que nous disent nos interlocuteurs ? Trois idées fortes ressortent de ces récits. Tout d’abord le constat qu’aucun travailleur ne peut se contenter de faire ce qu’on attend de lui. Chacun déborde nécessairement le cadre prescrit par son poste, parce qu’il y a toujours de l’inattendu dans l’activité, parce qu’on ne peut jamais réduire l’action sur la réalité à des procédures à appliquer. Ainsi ce dermatologue dont le métier est à priori bien circonscrit ses patients attendent de lui qu’il soigne leurs problèmes de peau. Mais lui nous a dit mesurer très bien que les symptômes qu’on lui décrit, qu’il observe, signalent des troubles internes complexes et délicats, que ne suffira pas à traiter la pommade. Mais il nous a dit aussi ne pas être psychologue, ni assistant social, n’avoir ni les compétences ni les ressources pour intervenir sur les causes du malaise qui se manifeste par un herpès, un eczéma ou un psoriasis. Il doit se contenter de faire ce qu’il sait faire, délivrer l’ordonnance attendue. Mais il sait aussi que pour bien faire son travail, il doit, devrait en faire un peu plus. Ça l’embarrasse, et c’est cet embarras-là qui constitue le défi de chaque rendez-vous, qui l’occupe, et dont il nous fait part fortement dans son récit. Autre exemple un jeune brancardier en hôpital, chargé de transporter les personnes de leur chambre vers le bloc opératoire, et retour. Mes premières questions étaient techniques comment fait-on pour déplacer délicatement une personne du lit sur le brancard, opération indispensable, mais risquée ? Comment fait-on pour manipuler les personnes sans aggraver leur état ? Mais ces aspects du métier ne l’intéressaient pas beaucoup, parce qu’il les maitrisait, parce qu’il effectuait les bons gestes sans avoir besoin d’y réfléchir. Ce qu’il avait envie de me raconter lui appartenait en propre. Il s’était fixé un défi personnel à chaque nouveau malade faire en sorte que celui qu’il prend en charge dans un certain état de crispation, inquiet de la perspective d’être livré au bistouri, pénètre dans le bloc opératoire cinq minutes plus tard avec le sourire. Durant les quelques minutes qu’il allait passer en compagnie du malade, tandis qu’il poussait le lit roulant dans les couloirs, il allait puiser dans son répertoire de plaisanteries, de propos de circonstance ou d’anecdotes, en fonction de l’âge de la personne, de son état, pour la distraire de ses préoccupations, et obtenir le sourire recherché. Personne ne lui demandait cela, cette tâche ne figurait pas dans sa fiche de poste, on ne le payait pas pour ça. Mais pour lui, c’était une dimension essentielle de son travail. Deuxième constat les personnes qui nous parlent de leur travail sont prises de façon considérable dans la relation aux autres. On ne fait jamais un travail seulement technique, seul dans son coin. Les autres sont là, sinon physiquement, du moins dans la tête. Je pense au texte d’un manageur qui travaille en open space, sous le regard de ses collègues et subordonnés, mais aussi avec les messages qui tombent, les réunions à assurer, à préparer puis à débrieffer, les relations à entretenir avec les prestataires, la hiérarchie, les clients. Et les journées passent à toute vitesse à se dépêtrer de tout cela. La relation aux autres est souvent stimulante, au meilleur de la coopération ainsi pour l’équipe du canot de sauvetage en mer au cours d’une intervention périlleuse. Elle est parfois perturbante, quand le ton dérape. Elle est problématique lorsqu’on en est saturé, tout autant lorsqu’on en manque. Autre récit celui d’une personne travaillant sur une aire de repos d’autoroute. Lui aussi voit passer énormément de monde, et son texte décrit les vagues successives de clients tout au fil de la journée. Mais la plupart ne le voient pas, ne le considèrent pas, parce qu’ils sont occupés à autre chose, parce qu’il est rendu anonyme par l’uniforme, invisible dans le décor standardisé, parce que, si on a affaire à lui, ce n’est que pour régler son sandwich ou son plein d’essence. Après avoir découvert ce récit, beaucoup de lecteurs nous affirment ne plus rentrer dans une aire de repos sans regarder et dire bonjour aux personnes qui sont là, qui travaillent à leur service… Troisième idée les travailleurs que nous rencontrons sont très soucieux du monde qui les environne. Ils ont bien conscience qu’au-delà de leur métier précis, au-delà de la préoccupation de gagner de quoi subvenir à leurs besoins, leur activité professionnelle leur fait porter une certaine responsabilité sociale. Une dame qui ne fait que cueillir des pommes dans les vergers toute la journée, des pommes et encore des pommes, dit son souci de la qualité des fruits, en les manipulant avec précaution d’une part, mais aussi en s’inquiétant de l’utilisation excessive de produits chimiques par le propriétaire. C’est une constante chez tous les travailleurs du monde agricole que nous rencontrons ils ont conscience que leur travail est au service de l’alimentation de tous. Chacun se débrouille comme il peut de ces affaires de pesticides, d’engrais, de préservation des sols. Chacun a sa réponse propre, pense faire au mieux. Aucun n’est indifférent au fait qu’il s’agit au final, avec cette expression forte, de nourrir le monde ». À quoi bon dire le travail ? Pour terminer, je voudrais dire quelques mots des finalités de notre démarche. Et ce, à partir de deux citations. L’une d’un sociologue français de l’après-guerre, Georges Friedmann L’homme est toujours plus grand que sa tâche. » On n’est jamais seulement infirmière, policier, secrétaire, mécanicien. On a besoin de se comporter comme un être humain à part entière, sans se laisser réduire à une fonction. Sur le plan politique, il nous semble aller de soi, en tout cas depuis qu’existe le suffrage universel, que n’importe quel citoyen est compétent pour déterminer les orientations politiques de la société dans laquelle il vit. Quelles que soient ses compétences, son niveau d’éducation, sa culture, son niveau d’information, son bulletin de vote vaut celui d’un autre. Dire le travail, c’est considérer que l’activité de chacun dépasse le seul accomplissement d’une tâche, contribue au fonctionnement du monde, et donc donne voix au chapitre pour décider de toutes les questions de la vie commune. Nous voulons contribuer à ce que cette conception de la citoyenneté franchisse les portes des institutions qui organisent le travail. L’autre citation se trouve dans l’évangile de Matthieu L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu. » Je me permets une reformulation un peu plus laïque l’être humain au travail ne cherche pas seulement des satisfactions matérielles ; il est toujours porté par autre chose, de l’ordre du symbolique. Pour le dire de façon dramatique on ne se suicide pas au travail à cause d’une baisse de salaire ou d’une augmentation de son temps de travail. Des personnes en viennent à cette extrémité, comme le montre l’actualité, mais ce n’est jamais pour des questions matérielles. C’est souvent pour des mots, des paroles qui blessent, voire qui tuent lorsqu’elles portent sur la question essentielle de la reconnaissance de l’individu dans un collectif. L’activité de travail relie de façon très forte les sujets les uns aux autres et au monde, et c’est cela qui mérite d’être dit. En parlant de son travail, on parle de son humanité, de sa place dans le vivant, de ce qui nous transcende. Patrice Bride, coopérative Dire Le Travail Pour Robin Coulet, cofondateur de Conversationnel, l’éducation, la formation et la recherche doivent favoriser la transition vers une société où le travail se fera en collaboration avec les machines. Dans un contexte d’automatisation et de robotisation, on estime qu’entre 75 et 375 millions de personnes vont devoir changer de travail d’ici 2030 dans le monde. Elles seront par ailleurs infiniment plus nombreuses à devoir modifier leur manière de travailler, notamment pour y intégrer les robots et l’Intelligence Artificielle un tiers des tâches que nous effectuons aujourd’hui peuvent être automatisées. Il nous reste donc à tirer le meilleur parti de ces collaborations homme-machine d’un nouveau genre. Les robots d’ores et déjà au travail Nous travaillons déjà avec des robots. Ils accomplissent pour nous des tâches itératives à faible valeur ajoutée – transcrire nos messages, stocker et classer des documents, etc. –, ainsi que des tâches plus complexes – faire des recherches, observer des similarités et des différences, etc. La question de leur intégration dans le monde du travail a cessé de se poser avec l’invention de la calculatrice. Parce que la tendance ne peut que s’intensifier à l’avenir – on estime en effet que 47 % de nos emplois seront automatisables d’ici à 2050 –, le vrai défi pour demain est la façon dont nous travaillerons avec des robots, sachant qu’il n’y a pas deux économies, une robotisée et l’autre humaine. Il n’existe qu’une seule économie dont les capacités de production, tous secteurs confondus, s’étendent à géométrie variable entre l’humain et la machine. Les robots seront bientôt des entités, des collègues de travail à part entière. Ils auront pour certains une enveloppe corporelle dont les modalités restent ouvertes à l’imagination. Des robots humanoïdes troublants de ressemblance existent. Le robot–livreur autonome de FedEx crée la sensation il est la moissonneuse-batteuse des temps modernes, libérant de travaux parfois difficiles. Les robots, futurs employés du mois ? Travailler avec des robots et des intelligences artificielles est avant tout une opportunité de progrès massif pour les humains. Metropolis, 2001 l’Odyssée de l’Espace, Matrix, Terminator ou encore I-Robot ont participé à forger un inconscient collectif dans lequel les robots sont une mauvaise chose. Or les robots possèdent deux qualités absolument impensables avant leur avènement, comme le rappelle Yuval Noah Harari dans son dernier ouvrage. Les IA, et les robots, si on les programme en ce sens, ne connaissent ni choc des cultures, ni défaillances géographiques, n’ont pas besoin de repos et se moquent du décalage horaire. Ils peuvent aisément fonctionner en réseau, partout ; se mettre à jour et se synchroniser automatiquement et en temps réel, ce qu’aucun groupe humain ne peut faire. Ce que les robots vont nous faire gagner en efficacité est donc gigantesque, imbattable et inéluctable. Il ne faudra pas compter sur l’économie de marché pour s’en plaindre. Algorithme et apprenti A l’expression Intelligence Artificielle, certains préfèrent Intelligence augmentée ». Les IA et les robots vont déjà beaucoup plus vite que nous. Or, c’est aujourd’hui que nous devons façonner nos futurs collègues. Et de la manière dont nous utiliserons l’algorithme – plutôt que nous le subirons – dépendront directement le mode de coopération et le travail que nous inventerons. Les géants du secteur misent désormais sur la diversité pour entraîner leurs algorithmes et notamment extirper les biais racistes et sexistes des logiciels C’est là que les choses se compliquent. Les exemples d’IA devenues racistes et misogynes au contact des adeptes de Twitter, quelques heures seulement après leur mise en service, ont défrayé la chronique – pour leur défaillance, mais aussi et surtout pour ce qu’elles disent de nous. Le principal risque n’est pas que Skynet, l’IA malveillante de Terminator, décide d’en finir avec l’humain ; le risque dépend en effet de l’intention de son inventeur et de l’entrainement qu’il lui donnera. Les géants du secteur, sortis peu glorieux de ces épisodes, misent désormais sur la diversité pour entraîner leurs algorithmes et notamment extirper les biais racistes et sexistes des logiciels de diagnostic ou d’aide à la décision. Mais il n’y a pas que les robots et les IA qui doivent faire l’objet de toutes les attentions. Les robots nous obligent vis-à-vis des humains Dans les faits, le duo humain-machine fonctionne déjà de la sécurité reconnaissance faciale, par exemple à la santé télémédecine, en passant par la logistique préparation de commande, ces duos s’immiscent subrepticement dans le travail, à une vitesse de déploiement bien supérieure que celle d’un amendement exécutif. L’ensemble du système éducatif, d’insertion et de professionnalisation doit prendre en compte une nouvelle conception du travail Pour que cette nouvelle révolution industrielle soit porteuse de progrès, il faut de l’audace et une mobilisation qui dépasse le cadre de l’entreprise. Si on ne veut pas exclure définitivement de nombreuses personnes du marché du travail, l’ensemble du système éducatif, d’insertion et de professionnalisation doit prendre en compte une nouvelle conception du travail accéléré ou amoindri par la robotisation. Yuval Harari sur scène au cours d’une conférence TED CC Flickr, TEDConferenceEnvoyer les individus en formation de manière régulière n’est faisable que si on crée les conditions dignes de ces évolutions régulières. Des formations abordables, un soutien financier pour les plus vulnérables, des systèmes de garde d’enfant performants et des transports qualitatifs qui permettent de changer de travail, de lieu de formation, voire de logement sans se confronter à des difficultés massives… Un enjeu très ancien, rendre le travail de tous digne, redevient urgent grâce aux robots et aux IA. Aucun pays n’est prêt, c’est la conclusion du Automation Readyness Index » édité par The Economist Intelligence. Cet indice qui doit mesurer le degré de préparation des économies et des personnes face au changement note que seule une poignée de pays agit sur l’éducation, le rôle de la formation et la recherche pour favoriser la transition pour les travailleurs. La France n’en fait pas partie. SUR LE MÊME SUJET > Quelle place pour l’humain dans l’usine du futur ? > Boulofictions » 4 articles pour penser le futur du travail au temps des robots > Industrie l’homme, dieu ou esclave de la machine ? > Dans l’usine de demain, les machines décideront > Demain, le travail sans emploi » > Alain Damasio il faut faire le deuil d’une conception totalement absurde du travail » > Robolution » l’infographie pour tout comprendre Image à la Une James Pond / Unsplash N'oubliez pas de cliquer sur les liens des différentes problématiques, afin d'accéder à un choix de textes relatifs à cette problématique particulière. I. Définition du travail - A quoi reconnaît-on qu'une activité est un travail ? - Peut-on identifier oeuvre et travail ? - Les ouvriers, les travailleurs, la main d'oeuvre ces dénominations sont-elles équivalentes ? - Qu'advient-il du travail quand il devient un emploi ? 1. L'opposition entre travail manuel et travail intellectuel - La distinction entre travail manuel et travail intellectuel vous paraît-elle fondée ? - Que vaut l'opposition du travail manuel et du travail intellectuel ? 2. Travail et technique 3. Travail et culture a. Travail et art - L'activité de l'artiste relève-t-elle du travail ou du jeu ? - L'art est-il un travail ou un jeu ? - Entre les oeuvres d'art et les produits du travail, la différence est-elle irréductible ? 4. Travail et nature humaine - Le travail manifeste-t-il mieux que le jeu la nature de l'homme ? - Le travail nous rend-il plus humain ? - Peut-on dire du travail qu'il fait violence à la nature humaine ? - Définir l'homme comme travailleur » vous paraît-il suffisant ? - Le travail dénature-t-il l'homme ? - Les animaux travaillent-ils ? - Pourquoi travailler ? - Pourquoi travaillons-nous ? - Qu'est-ce qui justifie le travail ? - Que gagnons-nous à travailler ? - Ne travaille-t-on que par intérêt ? - L'homme peut-il se contenter de travailler en vue du seul gain ? - Faut-il faire l'éloge du travail ? 1. Le sens ou l'absence de sens du travail - Qu'est-ce qui peut donner un sens au travail ? - Est-ce par son travail que l'homme prend conscience qu'il a une histoire ? - Le travail est-il le lien le plus étroit entre l'homme et la réalité ? - Travailler, est-ce seulement être utile ?- Le travail se justifie-t-il seulement par son utilité ? - Ne travaille-t-on que par intérêt ? - Ne travaille-t-on que pour gagner de l'argent ? - Le salaire est-il la seule raison d'être du travail ? - Que gagne-t-on à travailler ? - Travailler plus pour gagner plus, est-ce souhaitable ? - Le travail a-t-il pour but d'assurer la domination de l'homme sur la nature ? - Travail et nature ? - Le travail humanise-t-il la nature ? - Le travail humanise-t-il l'homme ou la nature ? - Le travail n'est-il pour l'homme qu'un moyen de subvenir à ses besoins ? - Ne travaille-t-on que pour subvenir à ses besoins ? - Faut-il travailler pour être heureux ? - Une activité inutile est-elle pour autant sans valeur ? - Sans les échanges, le travail aurait-il une valeur ? - Le travail a-t-il une valeur morale ? Valeur d'usage et valeur d'échange - Quel sens donner à l'expression se réaliser dans son travail » ? - Le travail est-il pour l'individu le moyen de devenir une personne ? - Peut-on dire que tout travail travaille à faire un homme en même temps qu'une chose » ? - La reconnaissance de la personne peut-elle être indifférente à la juste rétribution du travail ? - A la question Qu'est-ce qu'être normal ?, Freud répondait Aimer et travailler. » Cette réponse est-elle fondée ? - Marx écrit que, dans la société communiste, le travail, de "simple moyen de vivre", deviendra "le premier besoin de l'existence". Comment concevez-vous une telle transformation ? Vous paraît-elle possible ? a. Travail et conscience de soi - Le travail permet-il de prendre conscience de soi ? b. Travail et plaisir - Tout travail est-il souffrance ? - Peut-on prendre du plaisir à travailler ? 6. La paresse - Le sens commun tient volontiers le travail pour une malédiction et la paresse pour un vice. Y a-t-il là, ou non, une contradiction ? 1. L'expérience du travail ; le "travailler" - Le travail est-il le lien le plus étroit entre l'homme et la réalité ? - Le travail est-il nécessairement aliénant pour l'homme ? 2. La division du travail - La division du travail peut-elle être source d'unité sociale ? 3. La rationalisation du travail taylorisme, fordisme... 4. Le travail et la machine - Les machines nous libèrent-elles du travail ? - L'homme doit-il craindre que la machine travaille pour lui ? - Y a-t-il en l'homme des fonctions qu'il ne puisse déléguer à des machines ? - Qu'est-ce que produire ? 1. Travail et capital 2. Travail et salaire 3. Valeur d'usage et valeur d'échange 4. La société de consommation5. Produire un objet/une oeuvre - Qu'est-ce qui distingue une œuvre d'art d'un objet quelconque ? - Entre les œuvres d'art et les produits du travail, la différence est-elle irréductible ? 1. Le travail comme nécessité - Les hommes peuvent-ils se passer de travailler ? - Le travail est-il une fatalité ? - Le travail est-il une obligation, une contrainte, ou une nécessité ? - Le travail n'est-il qu'une contrainte ? - Peut-on concevoir que le travail ne soit pas une nécessité ? - Le travail est-il une nécessité ou un devoir ? - Est-ce la nécessité qui pousse l'homme à travailler ? 2. Le travail comme servitude, contrainte, aliénation - Le travail est-il servitude ou liberté ? - Peut-on affranchir le travailleur de toute servitude ? - Abolir le travail et libérer le temps, est-ce la même chose ? - Comment est-il possible que le travail, supposé assurer la domination de l'homme sur la nature, puisse devenir source d'aliénation ? - Le travail est-il nécessairement aliénant pour l'homme ? - Le sens commun tient volontiers le travail pour une malédiction et la paresse pour un vice. Y a-t-il là, ou non, une contradiction ? - L'homme doit-il craindre que la machine travaille pour lui ? 3. Le travail comme droit - Le travail est-il pour l'homme moderne, un droit ou bien une fatalité ? - Pourquoi parler du travail comme d'un droit ? - Y a-t-il un droit au travail ? - Le travail est-il un droit ? - Le travail figure-t-il au nombre des droits de l'homme ? 4. Le travail libérateur - Que signifie l'idée de liberté du travail » ? - Le travail rend-il libre ? - Le travail est-il nécessaire pour devenir libre ? - Une société sans travail est-elle souhaitable ? 1. Le travail source d'unité - Peut-on concevoir que le travail, même s'il sépare les hommes, soit aussi ce qui les unit ? - La division du travail peut-elle être source d'unité sociale ? 2. Le travail comme reflet de la société ; travail et discrimination 3. Travail et justice - L'inégale puissance de travail des hommes est-elle source d'injustice ? - La reconnaissance de la personne peut-elle être indifférente à la juste rétribution du travail ? - Le travail instaure-t-il entre les hommes l'égalité ou l'inégalité ? VII. Le travail et le temps 1. Le temps de travail - Travailler, est-ce perdre son temps ? - Mesurer le temps de travail, n'est-ce pas soumettre à la mesure l'homme qui travaille ? 2. Travail et loisir - Le loisir est-il le but véritable du travail ? - Le travail est-il plus formateur que les loisirs ? - Le travail manifeste-t-il mieux que le jeu la nature de l'homme ? - Le loisir peut-il avoir un sens quand le travail n'en a pas ? - Travailler moins, est-ce mieux vivre ? - Est-il toujours possible de faire la différence entre travail et divertissement ? - Abolir le travail et libérer le temps, est-ce la même chose ? Date de création 20/03/2006 2041 Dernière modification 22/06/2022 0805 Catégorie Classes préparatoires Page lue 21050 fois 403 ERROR The Amazon CloudFront distribution is configured to block access from your country. We can't connect to the server for this app or website at this time. There might be too much traffic or a configuration error. Try again later, or contact the app or website owner. If you provide content to customers through CloudFront, you can find steps to troubleshoot and help prevent this error by reviewing the CloudFront documentation. Generated by cloudfront CloudFront Request ID RnCLMrqhZV_4QLqxC-GCahOWM0F5SNu_zBG5DUQsMYD5PG5yL3CVhQ==

le travail nous rend il plus humain